L'INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales) ou communément appelé Langues'O (O pour Orientales) est un grand établissement à caractère scientifique, culturel et professionnel sous la tutelle du ministère de l'Education nationale, de la recherche et de la technologie. Il a pour vocation l'enseignement de 80 langues de tous les continents, ainsi que la géographie, l'histoire, les institutions, la vie politique, économique et sociale des pays concernés. A cela s'ajoute un enseignement à vocation professionnelle, au sein des filières.L'institut se divise en dix départements, notamment les départements de la Chine, du Japon et de l'Asie du Sud Est- Asie pacifique qui englobe les études cambodgiennes, laotiennes, siamoises, vietnamiennes, birmanes, népalaises, tibétaines, indonésiennes, les langues océaniennes et filipino.
En ce qui concerne l'obtention des diplômes, il existe comme dans toutes les facultés plusieurs cycles, à savoir le 1er cycle sanctionné par un DULCO, qui se déroule sur trois années pour certaines langues comme le cambodgien et deux années pour d'autres comme le japonais.
L'enseignement y est divisé en deux parties . Chacune est constituée d'unités : d'une part les unités de langue et d'autre part celles de civilisation (histoire, économie, ethnologie ...), celles-ci étant choisies parmi un panel relativement large sont au nombre de six.
Les diplômes délivrés
Pour le premier cycle, le DULCO (Diplôme unilingue de langues et civilisations orientales) équivaut au DEUG. Pour le second cycle, il existe selon les langues une licence et une maîtrise. Pour le troisième cycle, la spécialisation mène au DEA. Pour plus d'informations, il est nécessaire de prendre contact avec le centre administratif de l'INALCO, 1 rue de Lille, à Paris ou sur le site http://www.inalco.fr
La section cambodgienne
Les cours de cambodgien se déroulent dans une ambiance assez exceptionnelle, grâce à une
entente cordiale entre les professeurs et les étudiants, avec une répartition entre le cours principal,
assuré par le responsable de la section cambodgienne, Michel Antelme, et soutenue par toute son équipe pédagogique à savoir M Hong Kim déjà reparti au Cambodge, et Mme Nut Hélène. Ils ont pour tâche de prendre en charge la partie orale des cours afin que les étudiants assimilent le mieux possible toutes les subtilités de la langue cambodgienne. Les cours de civilisations sont assurés par un ensemble d'éminents professeurs, tous spécialistes et reconnus dans leurs domaines respectifs, notamment Mme Marie-Sybille De Vienne (Economie d'Asie du sud-est), ou encore M. Khin Sok (Culture et histoire d'Asie du sud-est) Au niveau du travail à fournir, il consiste souvent à réaliser un dossier sur un sujet avec la possibilité de le présenter oralement.
Les débouchés possibles
Certes incomparables au chinois ou au japonais, les débouchés se situent surtout au niveau de la recherche. Malgré la richesse historique et culturelle du pays, les études approfondies sur le Cambodge sont assez rares en comparaison aux pays voisins. En dehors de la recherche, un diplôme de Khmer sanctionné par l'INALCO constitue un bagage appréciable pour tout ceux qui ambitionnent de travailler au Cambodge tant pour des ONG (Organisations non gouvernementales),
que pour des investisseurs.
L'enrichissement personnel
Dans ce petit monde d'étudiants et de professeurs, tous se retrouvent autour de la passion évidente pour la culture cambodgienne. Pour l'étudiant français, cela constitue une manière sympathique de mieux connaître le Cambodge. Quant à l'étudiant d'origine cambodgienne, ce serait plutôt une forme de retour aux sources et le plaisir d'en apprendre davantage sur sa culture d'origine. De là est née une association étudiante à l'initiative d'une série de projets et d'événements, mais ça c'est une autre histoire !
Joty MOUSAR
Article paru dans le magazine L'Ecrit d'Angkor N°2
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